Comprendre comment la révolution numérique bouleverse notre vie quotidienne, nos interactions avec les autres et le monde, mieux connaître les manières dont les communautés peuvent s’organiser pour bâtir ensemble un futur meilleur, c’est la question que pose l’édition 2013 du festival Futur en Seine, autour du thème “Entreprise(s) du Futur”.
le Personal democracy Forum France tentera d’y répondre à sa manière, en s’intéressant aux initiatives croisées de deux genres d’entrepreneurs du futurs : les gouvernants et les citoyens. Comme sa grande sœur new-yorkaise, messe mondiale “technopol”, PdF France rassemble les décideurs politiques conscients de l’impact de la révolution numérique sur la pratique du pouvoir comme les citoyens et professionnels innovants soucieux de prendre part à ce bouleversement. Avec le mot d’ordre “Au code, Citoyens !”, le Personal democracy Forum souhaite cette année mobiliser les énergies qui libèrent, bidouillent ou utilisent des données, autour d’individus qui pensent la technologie au service d’une société plus ouverte et plus collaborative.

“Au Code, Citoyens!” : Le Programme
La journée abordera cinq thèmes, sur lesquels des experts français, européens et internationaux viendront apporter leur réflexion et faire naître des débats. Parmi eux, Marietje Schaake, jeune membre du Parlement Européen et “Most Wired Politician” du continent, Francis Pisani, pour Winch 5, son tour du monde des innovations et des médias sociaux, Henri Verdier, Directeur d’Etalab, mission du Premier Ministre en charge de l’ouverture des données publiques, Armel Le Coz, designer de la plateforme de travail collaboratif militanteParlement et Citoyens, Cheikh Fall, développeur et activiste sénégalais à l’initiative de Sunu2012, et Samuel Laurent, journaliste politique pour l’édition en ligne du journal Le Monde.
La première partie de la journée reviendra sur les récentes mobilisations numériques qui ont marqué l’actualité. En France, partisans et opposants au “Mariage pour tous” ont mobilisé leurs réseaux en ligne pour faire valoir leur point de vue, rafraichissant du même coup les questionnements de Pierre Rosanvallon sur l’Internet comme outil ultime de contre-démocratie : se mobilise-t-on de la même manière pour et contre ? En Italie, le succès du mouvement “5 étoiles” offre un autre exemple paradoxal d’utilisation politique d’Internet ; l’apparence décentralisée de cette nouvelle force politique qui rejette les medias au profit des blogs suffit-elle à en faire un mouvement ?
Mais ne peut-on pas aussi utiliser les outils numériques pour construire une démocratie nouvelle, bâtie sur les piliers du code ? C’est ce dont viendront nous parler nos invités, autour de l’initiative Code for Europe, dont le développement s’accélère.
Après le déjeuner, un premier atelier approfondira cette question avec des développeurs du monde entiertandis qu’un autre explorera les parcours des “netroots” français, ces projets qui ont choisi le réseau pour porter la voix des citoyens lambdas avec des pétitions, des jeux, des actions de terrain… A quoi ressemblent ou devraient ressembler des netroots “à la Française” ? Comment organiser le dialogue démocratique hors périodes électorales ? Peut-on dépasser les partis politiques ? Et si oui, comment ?
Pour conclure la journée, nous reviendrons sur la question de la bienveillance de ceux qui nous gouvernent. Peut-on hacker les institutions de l’intérieur ? Comment penser une nouvelle gouvernance, une nouvelle répartition des rôles entre citoyens et élus dans la société numérisée ?
La journée est gratuite et le nombre de places limité : inscrivez-vous !
